Un café, une idée floue et l’envie de faire mieux

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Un café, une idée floue et l’envie de faire mieux

Ce matin, j’ai renversé mon café. Pas beaucoup, juste assez pour salir le carnet où j’écrivais mes pensées. Une petite tache marron sur la page blanche. Et curieusement, ça m’a fait penser au design thinking. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce qu’on passe notre temps à essayer de tout contrôler, et puis la vie s’invite. Un geste de travers. Une idée de travers. Et parfois… c’est là que ça devient intéressant.

Le design thinking, je l’ai découvert un peu par hasard. Un lien dans une newsletter, une conférence à moitié écoutée, et cette phrase : “réfléchir avec les mains”. Ça m’a fait sourire. Penser avec les mains, comme si le cerveau avait besoin de passer par les doigts. Et en fait, c’est un peu ça.

Je suis quelqu’un de plutôt cérébral. Trop peut-être. Je tourne les idées dans ma tête comme des cailloux dans une poche. Et souvent, je les oublie là. Le design thinking m’a appris à sortir les idées, même si elles sont moches, incomplètes, fragiles. À les montrer, les partager, les bricoler avec d’autres. Et à ne pas attendre qu’elles soient “parfaites”.

Une fois, dans un petit projet avec une asso de quartier, on devait imaginer une solution pour faciliter l’accès au marché local pour les personnes âgées. Rien de fancy. Mais au lieu de chercher “la meilleure application mobile”, on est allé·es parler aux gens. On s’est assis·es sur un banc, on a écouté. Vraiment. Et une dame nous a dit : “Moi, ce que je veux, c’est juste qu’on m’appelle pour me dire quels légumes sont bons aujourd’hui.” C’était pas dans le brief. Mais c’était la réponse.

Le design thinking, dans ces moments-là, ça devient presque politique. Ou poétique, je sais pas. On arrête de penser pour les gens, on pense avec. Et parfois, on comprend que le “besoin” n’est pas là où on croyait. Certains en parlent comme d’une méthode d’innovation, mais pour moi, c’est une forme d’attention. Une manière de rester ouvert·e. Même quand c’est flou. Même quand c’est inconfortable.

Aujourd’hui, je ne travaille pas dans une agence. Je ne porte pas de lunettes rondes ni de tote bag à message. Je suis juste une personne qui, parfois, repense au café renversé et se dit : il y avait peut-être là une opportunité. De faire différemment. De penser un peu plus humainement. Même si ça déborde.

Et peut-être que c’est ça, le vrai luxe du design thinking. C’est pas le post-it rose fluo ou le jargon. C’est de se laisser surprendre. De ne pas savoir. Et de continuer quand même.

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